Le projet

L’actualité politique nous force à la lucidité : le fascisme est au seuil du pouvoir. La dissolution de juin 2024 restera comme un rappel brutal que rien n’est jamais acquis, que l’histoire peut basculer.

Sans nul doute, le combat politique actuel est aussi un combat mémoriel, un combat d’héritage et d’Histoire.

L’anniversaire des 90 ans du Front Populaire arrive à grand pas : 90 ans depuis que les ouvriers ont occupé leurs usines, que les congés payés et la semaine de 40 heures ont été arrachés. 90 ans depuis qu’un gouvernement de gauche unie a montré qu’un autre horizon était possible.

Cette date ne peut pas passer inaperçue.

Elle doit être l’occasion d’un vrai combat d’idées, d’une offensive mémorielle et culturelle. La Rage au Cœur s’inscrit dans cette bataille.

Synopsis

En 1936, en pleine période d’effervescence du Front populaire dans le bassin minier, Lucien questionne sa place dans la société en tant que jeune ouvrier. Il découvre, en tombant dans l’engagement politique, la nécessité de faire des choix, de prendre parti.

Lucien Fouchard est bagarreur. Il cogne sans trop de raison. Le fils de son patron, le jeune Bernonville, l’initie à la politique en l’invitant aux réunions antisémites et royalistes de l’Action Française. 
Le père de Lucien et son meilleur ami, Tom, le convainquent de prendre le sens inverse pour s’engager dans le Front Populaire.

C’est dans les premières grèves de Mai 1936 que Lucien s’engage.

Un film sur l’engagement, pas sur la nostalgie

La Rage au Cœur ne verse pas dans la nostalgie béate. Il raconte un processus : comment on devient militant, comment on prend conscience, comment on choisit son camp quand l’histoire s’accélère.

La rage au cœur est également un hommage aux engagés du Front populaire et des Brigades internationales, ceux-là mêmes qui fondèrent les premiers rangs de la Résistance française quelques années plus tard. Un hommage, aussi, à la jeunesse du Nord et plus particulièrement du Bassin minier, qui n’a jamais cessé de porter haut les valeurs républicaines de fraternité et de liberté.

Comment le projet a été financé ?

Faire un film de qualité coûte cher, même en court métrage. Costumes d’époque, location des décors, équipe technique, matériel, post-production : rien n’est gratuit quand on veut un résultat professionnel.

 

La rélisation de La Rage au Cœur a été possible grace au soutient de plus d’une centaine de donateurs et le dévouement d’un grand nombre de bénévole. Pas de producteur privé, pas de chaines de télévision ni de finacement « institutionnel ».

En ne comptant que sur la force du collectif nous avons pu nous soustraire à toute compromission.

Ce modèle, c’est celui du cinéma militant historique. Celui de Ciné-Liberté dans les années 30, coopérative de production créée par des syndicalistes et des artistes pour produire des films que l’industrie refusait. Celui de Jean Renoir tournant La Vie est à nous en 1936, financé par souscription populaire, réalisé collectivement, diffusé hors des circuits commerciaux.

Nous nous inscrivons dans cet héritage.
Nous faisons le pari que le cinéma engagé peut encore se financer par celles et ceux qui y croient, sans passer par les circuits dominants.
Chaque don, chaque heure de bénévolat, c’est un acte de résistance culturelle.
C’est affirmer qu’un autre cinéma est possible.

Où en est le projet aujourd’hui ?

Tournage terminé, montage en cours

Aujourd’hui, le film est en cours de montage. Image, son, étalonnage, mixage : tout le travail de post-production est en cours pour donner au film sa forme définitive.

La sortie prévue pour le printemps 2026, à temps pour les commémorations des 90 ans du Front populaire.

Mais un film n’existe vraiment que lorsqu’il est projeté, débattu, partagé.

La prochaine étape, c’est de faire circuler La Rage au Cœur partout où il peut servir : associations, syndicats, sections politique, universités…

Nous comptons sur vous !

Pour organiser des projections et des débats. Pour transformer ce film en outil de transmission et de mobilisation. Pour faire de 2026 une année où la mémoire du Front populaire irrigue nos combats présents.